Famille Alwani

Création d’un groupe de soutien

Nous avons rencontré la famille Alwani à Bénarès en 2017, ils étaient heureux, Ali et ses 6 enfants menaient leurs études avec succès et Eman travaillait dans une ONG. Nous les rencontrions tous les dimanches dans un repas offert par une communauté chrétienne. Il n’était pas courant de croiser une famille venant du Yémen.

Nous avons sympathisé et sommes devenus amis. En décembre 2018 nous avons appris que l’Inde refusait de prolonger leur visa, Eman et les enfants devaient partir au 31 décembre et Ali à la fin de son doctorat en Avril. La guerre au Yémen leur interdisait tout retour chez eux, Ils finirent par obtenir un visa touriste de 3 mois pour la Jordanie. Eman et les enfants sont partis en Janvier sans savoir comment ils allaient vivre ni où se loger. Le groupe d’amis les ont aidé financièrement pour les billets d’avion. Ali les a rejoint en Avril. Il y a donc plusieurs mois que leur visa est expiré, ils ont demandé un rendez vous au HCR (Haut Comité des Réfugiés).

Ils n’ont pas de rendez vous avant décembre car la Jordanie accueille tellement de réfugiés syriens que les délais sont très longs mais rien n’est prévu pour les yéménites au niveau des ONG, ils n’ont droit à aucune aide.

Nous sommes allés leur rendre visite cet été. La seule solution serait d’obtenir le visa d’asile en France, ce visa est spécifique pour les personnes en danger de mort chez eux.Or avant la guerre, Ali, universitaire, s’est engagé pour la démocratie au Yémen, pour les droits de l’homme, pour l’égalité des femmes, et les pouvoirs des Houtis, Daech et Alqaïda au Yémen actuellement ne sont pas vraiment tolérants envers ces idées, l’Arabie saoudite non plus.

Ils ne peuvent ni travailler ni scolariser les enfants, alors pour patienter et dans l’idée de venir en France, ils vont étudier à l’institut français, Eman et Rza ont déjà commencé.

Alaa prend des cours de violon avec Jérôme chaque jour par messenger.

Nous ne pouvons mener seuls cette action et nous comptons sur la création d’un comité de soutien pour aider cette famille à sortir de ce piège géopolitique qui s’est refermé sur eux.

Nous proposons deux types de soutien :

Une aide à la subsistance loyer, frais quotidiens, avec des donations mensuelles ou ponctuelles directement sur le compte de l’association (il faut 500€ par mois minimum pour vivre à Amman).

Une aide pour les cours de français à l’Institut Français d’Amman pour toute la famille, pour cela nous sommes en train de créer sur http://www.kisskissbankbank.com une page de financement solidaire. (bientôt en ligne).

Eman, Marie Christine, Jérôme, Alaa, Ali, Rza, Doa, Eba. Il manque Elyas

La famille à Amman

Si vous souhaitez soutenir la famille Alwani, cliquez ici.

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